Bazar des RevesCliquez pour agrandir

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" Salut lecteur. Qu'est ce qui t'amène par ici ?
- ...
- Oh, tu t'es égaré... je comprend, moi aussi, cela m'arrive par ici... As tu cinq minutes ?
- ...
- Fabuleux, viens, entre donc dans la galerie mes pensées, je t'en prie.
- ...
- Non bien sûr qu'elles ne sont pas toutes là. Il y en aurait bien trop. Et la plupart ont été finalement caché du grand public.
- ...
- Oui, de moi-même aussi, tu as raison. Tu vois, tu me connais déjà bien.
- ...
- C'est vrai, je manque à tous mes devoirs... Je suis Nymphélia, enchantée.
- ...
- Oui, une naïade pour être précise.
- ...
- Non non, la visite est gratuite, mais comme entretenir ce musée est coûteux, tu peux faire un don sous forme de commentaires à l'entrée de chaque pensée.
- ...
- C'est cela. A bientôt et bonne visite ! "


/!\ L'ordre des articles a été inversé /!\

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Tout ce que la Nymphe vous a toujours caché :

A. Généralités


1. Mes pseudos : Nymphélia, (Princesse) 'Phélia, Tite fé, Pichu
2. Mon prénom : Héléna (du grec Ήλε ; éclat de soleil )
3. Ma date de naissance : 18 juillet 1990
4. Mon astrologie : Cancer ascendant Verseau – Cheval de métal dans l'astrologie chinoise
5. Ma taille : 1m62
6. Mon poids : 47.5kilos
7. Mes yeux : Noisette (pour les Qreuils ^^')
8. Mes cheveux : Châtain (en ce moment pas ^^)
9. Ma chtite ville : la plus belle du monde : Strasbourg (ok, Schiltigheim pour les chipoteurs :p)
10. Mes mensurations... : Pour le père noël, z'êtes trompés de portes ><
11. Situation familiale : Un père, une mère, un frère (21ans) et un modèle réduit, euh, une soeur (9ans)
12. Etudes : Licence 1 de science du vivant à l'ULP <3
13. Profession souhaitée : Lobotomisatrice =D (chercheuse en neuro-sciences)
14. Animaux domestiques : Un lapin se prenant pour un chien et un chaton se prenant pour un tigre
15. Chiffre porte bonheur : 36 ( non, non, vraiment, pas le 23)
16. Déco de ma chambre : Japonaise (éventails et dragons inclus et un tableau du code génétique ^^)
17. Sous mon lit : caisse de nourriture à lapin et plein d'horribles monstres nocturnes
18. Doudou : Ouiiiiii ^^ mon panda que j'na eu a ma naissance qu'est toujours posé à côté d'mon lit
19. Tatouages : A venir (on peut rêver) : ma citation au bas de la nuque
20. Piercing : deux trous à chaque oreille, un à la langue (fantasmes autorisés ;))

B. Caractère

1. Qualité : Déterminée, trop modeste pour en trouver d'autres ?
2. Défauts : Asociale, manipulatrice, colérique (Péché Capital), orgueilleuse (PC), envieuse (PC), avare (PC) et adepte de la luxure (PC) ... Démoniaque quoi !
3. Ma religion : foi en rien, dommage ><
4. Mes croyances : Réincarnation, esprits... (et pourtant suis une scientifique ^^)
5. Mes phobies : la strangulation, le vide (un peu)
6. Tic ou manie : tirer la langue, jouer avec mon piercing ^^
7. Mon verre : est à moitié vide
8. Envie de tuer quelqu'un : Qu'on cherche mon avocat...
9. Fière de : mon avocat :p mon aptitude à ignorer les critiques
10. Lune ou soleil : Lune
11. Ange ou démon : Vous l'savez toujours pas ?
12. Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
13. Tendance de l'autre bord : Gally, on parle de nous dans l'questionnaire xD
14. Phrase la plus dite : Patate ! - Owiii ! - maieuh...
15. Citation caractéristique : « Plus être que paraître » A.d'Abaddie

C. Mes goûts

1. Fond d'écran : Une superbe image de Luis Royo
2. Ma couleur : le orange
3. Mon animal fétiche : La vache (et mon lapin)
4. Genre de fringues : Elégant (et noir) tant que possible, mais j'crache pas sur mon baggy
5. Musique écoutée : de tout avec prédominance heavy métal, rock et musique classique =D
6. Film préféré : Mon nom est personne
7. Acteur favori : Terence Hill
8. Livre préféré : la bible ! huhu, euh, j'lis trop pour me décider
9. Auteur favori : Amélie Nothomb, Stephen King, Bernard Werber... Claude Ponty
10. Album à utiliser pour séduire une personne du sexe opposé : Le dernier d'Amy bidulhouse
11. Album à utiliser pour séduire une personne du même sexe : François Feldman, Vivre Vivre
12. Personnage fictif auquel vous aimeriez ressembler : Ellana (Pierre Bottero)
13. Manga ? : Ouiiiiiiii !
14. Destination de vacances rêvée : Ma belle Britannie
15. Noms de mes futurs enfants : (faudra voir avec le père ^^) Sacha, Ethan, Elia, Andréa, Ennoïa, Gabriel (oups sa commence a faire trop ><)
16. Chocolat ou vanille ? : Chocolat
17. Froid ou chaud : chaud, fille de l'été oblige
18. Sucré ou salé : salé
19. Objet préféré : Mon ordinateur (Geeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeek)
20. Idéal masculin / féminin : Jules le Zerte et Grop :p / Elléore (mais chut)
21. Boisson alcoolisée : Bloody Mary (vodka-jus de tomate)
22. Boisson non alcoolisée : pourquoi faire ? sirop de grenadine (A)
23. Fruit favori : Framboiiiiiiiiiises
24. Glace : sorbet cassis
25. Matière scolaire : Le latin ! (non, je plaisante, la biologie)

D. Bazar (non pas des rêves cette fois)

1. Sport : 12ans de danse classique, 3 de ping pong... plus rien depuis 2ans (blessée)
2. Horaires : debout : 6h45, éteint ordi : (moyenne) 2h, se couche : 6h (naaa, 2h aussi environ, j'na un contrat à respecter (A))
3. Première chose en me levant : me demander quel jour on est et allumer mon pc
4. Dernière chose en me couchant : oublier de mettre le réveil
5. Dans 10 ans : Ici : j'vous fixe rendez-vous :p
6. Endroit apaisant : Dans ma piole, entre mon lit et ma fenêtre : cachée, Lutzelbourg
7. Objet porte bonheur : la gourmette avec mon nom : comme ca j'oublie plus qui je suis, le pendentif offert par Gally
8. Déjà été amoureuse : Oui
9. Des regrets sur le passé : Oui
10. Déjà consommé de l'alcool : Jamaaaais (C'pour cela que je sais que j'aime la vodka)
11. Déjà fumé : Il est passé où c't'avocat ?
12. Déjà ivre morte : A tel point que je m'en souviens plus (H)
13. Première action si je deviens présidente : Me proclame impératrice
14. Activités : Lire, écrire ... et mon pc !
15. Demandez, je répondrai.


Music : My chemical Romance - Helena

# Posté le mercredi 09 janvier 2008 15:45

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 19:43

Mémoire d'un croque mort

" Bonjour.
-...
- Non, en effet.
-...
- Pourquoi ? Oh c'est longue histoire. Je doute que vous ayez le temps...
-...
-Bien, si vous insistez...


C'était il y a quelques semaines déjà. Avec l'avancée du progrès, les gens meurent moins vous savez. Guère étonnant dès lors qu'il puisse se passer deux trois jours sans que quiconque passe le pas de mon humble boutique de pompes funèbres. Pour passer le temps, je me suis donc lancé l'air de rien dans la lecture dévorative car fanatique de la série des "Thanatonautes" de Bernard Werber. Vous savez, ces hommes qui cherchent à voir ce qu'il y a après la Mort... Etant donné mon métier, je trouvais cela amusant. Enfin...
C'était un mercredi matin de mars. Il faisait beau certes, mais le froid était pénétrant.
Et c'est là qu'elle est rentrée. Elle. Tout de noir vêtue, rien de très original me direz vous pour une cliente de pompes funèbres. Mais un sourire.... Eclatant. Elle respirait le bonheur. Ses jambes fines et longues galbées dans un bas de soie, sa robe à peine assez longue pour ne pas être indécente à un enterrement, son chapeau avec sa voilette noire masquant juste ce qu'il faut son ½il pétillant de vie... Je ne respirais plus, de crainte que mon souffle n'estompe la douce illusion qu'elle me semblait être.
"Bien le bonjour" ! Sa voix était aussi cristalline que son regard. J'eus un sourire ébahi et un faible "bonjour" parvient au bout de plusieurs secondes à s'extraire hors de mes lèvres. Quand elle m'annonça qu'elle venait pour organiser une cérémonie de deuil, rien ne me parut plus extravaguant. Je lui avouais. Son sourire, son aura de vie, sa bonne humeur, toute cette joie qui irradiait d'elle allait à l'encontre de ses propos. A moins qu'elle n'enterre une ennemie. Elle se permit un léger rire d'excuse puis s'expliqua.
"Oh non croyez moi, malgré des débuts difficiles, la personne pour laquelle je suis ici m'étais extrêmement chère. Elle fut là tout au long de ma vie pour moi. Dans le meilleur et le pire. Mais voyez vous, la vie était un fardeau pour elle. Elle avait la vie comme on a le cancer et se heurtant aux conformités, tel le cafard enfermé butant au mur sans jamais trouver la faille au trou noir salvateur. Et finalement... elle l'a trouvé cette issue. La Mort est sa libératrice. Après, ce ne peut être que mieux pour elle. J'en suis certaine, et cela me réjouit au plus au point."
J'ouvrai la bouche puis la refermait, pareil à une carpe stupide manquant soudain d'air. Puis je lui souris. Le bonheur est contagieux. Afin de sortir le bon dossier je m'informais. Enterrement ou crémation. Crémation. "Accident de voiture" me confia-t-elle l'air mutine comme si ce fut un secret, puis avec une moue d'un dégout amusé : "Plus grand chose à exposer puis enterrer après cela". Je lui concédais d'un hochement de tête. Puis je l'entraînais dans l'arrière boutique. Non pour abuser d'elle comme me le soufflait mon "Ca", mais simplement lui montrer les différentes urnes dont nous disposions. Alors que je me tenais derrière elle pour ne pas troubler son choix, j'humais son parfum qui immédiatement me fit tourner la tête. Une odeur délicieuse. Assortie à son image de femme un peu fatale, semblant parfaite sous tous les points. Elle en choisit une simple mais jolie. Pas de chichis. Un peu d'originalité tout de même. Douce harmonie. "Plus être que paraître" en guise d'épitaphe. Douce philosophie. C'est l'esprit sur un petit nuage rose que je finissais de voir avec elle les derniers préparatifs. J'oubliais certains détails majeurs sans même m'en rendre compte. Le nom de la défunte par exemple. Seul m'importait le sien. Et cette petite fossette au coin de la joue quand elle souriait.
Au moment où elle partait, je n'ai pu me contenir. Je l'interpellais.
'Nous reverrons nous?"
Elle se retourna amusée, laissa choir une seconde dans le vide silencieux nous entourant.
"Bien sur, vendredi, pour la crémation"
Je rougis, je pâlis à sa vue ; Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ; Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler. Elle me troublait. J'articulais.
" Je voulais dire... après cela. Juste vous et moi."
Ses yeux perdirent leur éclat rieur et se noyèrent dans un néant fictif sur le sol. Je regrettais instantanément mes mots. Mais ces regrets n'étaient rien par rapport à ceux qui m'attendait. Sa réponse, je l'entend encore parfois dans mes cauchemars, la nuit. Sa voix si délicate. Ses yeux emplis de larmes. Ses mots si durs.
" Malheureusement non. Car la défunte, vendredi, ce sera moi."
Le ciel s'était couvert. Dehors il pleuvait à torrents. Mon c½ur rata un battement. Elle disparut derrière un rideau d'eau. Je ne la revit plus. Jusqu'au vendredi.


-...
- Ce que j'ai fait ? Je l'ai incinéré selon son choix. Puis j'ai fermé la boutique pendant 15 jours pour me retirer dans un phare breton selon mon choix. La mer a recueilli mes larmes et mes doutes, sans avoir le choix.
-...
- Ainsi va le monde. Ce n'est pas sa faute.
-...
- Oui, je le pense aussi. Alors dites moi... est ce pour un enterrement ou une crémation ?




Music : The Rasmus - Funeral Song

# Posté le samedi 19 juillet 2008 16:44

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 17:06

Mémoire d'outretombe.

« Coupable »


Le juge me fixe, un rictus mauvais sur les lèvres.
Il marque une pause, comme s'il voulait laisser à l'écho de ce mot unique et froid le temps de se répercuter à l'infini dans mon esprit jusqu'à le faire exploser. Un murmure parcours la salle d'audience. D'approbation, le murmure.
Un instant interdit je baisse les yeux sur les paumes de mes mains –ô geste stéréotypé par excellence- comme si le sang qu'ils m'accusent d'avoir fait couler aller mystérieusement apparaitre dessus. Mais rien ne vient et le vide s'empare de mes pensées comme pour m'éviter de sombrer dans une folie certaine dont les prémices ne me sont déjà plus inconnues...
Mon avocat pose sa main sur mon épaule et soudain me revoilà connecté à la réalité. Un haut le c½ur me prend et je ne parviens à le réprimer qu'au tout dernier moment... Ma bouche est pâteuse. A quelques mètres de moi dans un univers à des années lumières de mon conscient, la voix de mon bourreau se plie aux formalités d'usage. Ses phrases parviennent à mes oreilles mais le sens me reste inaccessible.
« Je suis innocent » Trois mots dans un souffle infime. Infirme. Mort-nés sur mes lèvres tremblantes.
Et devant mes yeux emplis d'horreur et d'incompréhension, apparait en surimpression cette scène délirante à venir où les médias vont se jeter sur moi pour combler enfin l'intérêt vicieux et profondément malsain d'une société abrutie et avilie, retournée à ses plus primaires instincts voulant que la douleur injustifiée, injustifiable infligée à autrui les fasse jouir dans leurs sales frocs de bouseux au quotidien irrémédiablement dépourvu d'un quelconque sens apte à faire de ces robots lobotomisés cruels et vides des être doués de vie. Les flashs crépitent autour de moi, m'aveuglent, me transpercent comme autant de lames d'argent et au milieu de toute cette lumière notre ancienne chambre m'apparait, son visage au traits tordus par l'horreur, et le trou béant dans son front, cette plaie sanguinolente, ce rouge partout sur les mur derrière elle, ce rouge tâchant à jamais cette photo de notre mariage qu'elle aimait tant, ce rouge inondant la moquette jadis blanche où repose son corps que j'ai découvert au comble de l'effroi sans vie. « Un crime abominable » titreront les journaux du soir. Ce n'était pas moi. Qu'importe.
D'une légère pression sur ma clavicule, mon avocat, un incapable convaincu que sa robe noir et son pseudo titre de maître en font un être foncièrement supérieur tellement au delà de la population, tellement au dessus des pauvres accusés comme moi, convaincu que la pitié et la condescendance poisseuse qu'il nous porte sont sa bonne action scoute du jour, un acte de pure charité – pure à charité à 3chiffres de l'heure – d'une légère pression, donc, le voilà qui dissipe cette étrange illusion juste à temps pour me permettre d'entendre ma condamnation à la peine de mort par injonction létale. La surprise n'est pas de mise et pourtant j'ai l'estomac qui accuse le choc. Avec une lenteur propre à mon unique univers et dans un espace temps qui m'est totalement personnel, je me tourne vers la salle. Et La vois. Elle est si belle avec ses cheveux blonds tombant en boucles folles sur ses épaules dont l'une est laissée nue par un pull trop large en cachemire gris. Vous voyez bien qu'elle n'est pas morte. Je suis innocent. Puis je remarque le petit grain de beauté au dessus de sa lèvre et la réalité me rattrape une nouvelle fois. Cruelle et violente. Sa s½ur. Sa jumelle qui lui survit. Alors Elle est bien morte. Ma bêtise me tire un triste sourire. Comme si elle l'avait senti, elle détourne vers moi ses grands yeux bleus du juge adipeux pour m'en accorder l'exclusivité. Et son visage s'éclaire.
Mon c½ur s'apaise car il sait qu'elle, au moins, était convaincue de mon innocence. Plus que mon avocat. Mais ce n'était pas dur. Elle me sourit et le reste de la séance m'échappe. Mon ectoplasme observe la scène de haut, rieur. Je suis innocent et quelqu'un le sait. Le reste ne compte pas. A sa demande, on m'accorde le droit de la rejoindre dans un petit parloir. Un garde et une camera, mais pas de vitres entre elle et moi. Cinq minutes passent sans que l'on ne se dise rien, se regardant simplement. Le langage d'un regard. Et toujours sans mot dire, la voilà qui prend mes mains au creux des siennes, si fraîche. J'ai juste le temps de constater qu'elle porte une nouvelle bague qu'une douloureuse piqure juste au niveau de la veine sur le dos de ma main me fait sursauter. Elle resserre l'étreinte autour de mes doigts, m'empêchant de voir l'origine du picotement qui court à présent dans mes veines. Un sourire enjoué se peint sur son visage. « Je sais que tu es innocent... » commence-t-elle. La tête me tourne. Mes pupilles se dilatent sous l'horreur car l'éclat dans son regard, l'éclat froid du métal, de la mort, me hurle le prix qu'elle accorde à mon innocence. Impassible dans mon dos, le gardien ne peut remarquer la sueur sur mon front qui perle de plus en plus. Ma poitrine brûle consumant la question qui meurt sur mes lèvres avant même d'y naître. Pourquoi ? Je libère ma main pour la porter à mon c½ur alors que mes muscles se tétanisent. Je tombe lourdement de ma chaise et se précipitant à mes côtés dans un geste qu'on croira de secours, sans lâcher ma main, vient chuchoter à mon oreille les derniers mots de ma vie, les mots qui hanteront ma mort. « ... car c'est moi qui l'ait tué »... Le passeur vient me prendre, mais ces mots résonnent encore à mes oreilles.
Tout ca pour ca.



O6 octobre 2008
En cours de biologie cellulaire
En plein planage sous pilule du bonheur.


"Coupable" je le suis tellement.
Mais nulle justice ne m'est rendu. Si ce n'est celle du coeur. La plus cruelle.
Mais nulle peine de mort. Ce serait trop doux. I cannot die, I, a whore for the cold world


# Posté le jeudi 16 octobre 2008 15:47

Modifié le jeudi 16 octobre 2008 16:59

Mémoire d'une Noyée

- ...
- Oh ! ... Bonjour...Vous arrivez juste à temps pour le jour de ma mort
- ...
- Comment je le sais ? Facile, c'est moi qui l'ai décidé...
- ...
- Pourquoi ? Je ne sais pas moi, j'en ai envie, c'est tout... est ce que je vous en pose, moi, des questions ?
- ...
- Enfin, passons... permettez... Si vous vous ennuyez, vous n'aurez qu'à noter mes ultimes pensées que je vous livre de bon coeur...
- ...
- Vous en ferez ce que vous voudrez ; je vous autorise même à en faire un article sur un blog...




Je suis là. Bien décidé à stopper ici mon destin.
Je n'ai pa
s peur de la Mort. La Mort n'est qu'un passage, Une délivrance. Un nouveau départ.
Alors,
je suis là, tranquille, face à la piscine.
Se
s eaux turquoises sont calmes. Ma respiration aussi.

Il ple
ut. La pluie fouette mon visage qu'on dirait baigné de larmes.
Pourtant, je n'ai jamais été aussi sereine. Je regarde une dernière fois cette maison où j'ai passé mes dix-huit dernières années.
D
ix-huit années bien remplies. Mouvementées aussi.
La maison
est calme. Mon pouls aussi.

U
ne vague de souvenirs surgit alors dans ma tête. Non, je ne dois pas me laisser rattraper par les sentiments. Je dois mourir.
Ma décisi
on est prise depuis longtemps. J'ai simplement attendu le moment propice.
I
l est enfin arrivé. Mes parents sont partis. Je suis seule une fois de plus, une fois de trop, une dernière fois.
Le qu
artier est calme. Mes pensées aussi.

Je lais
se alors le poids de mon corps m'entraîner vers l'avant. Je tombe. Ma tête heurte le sol. La douleur est intense. Mais elle disparaît doucement.
Quelque chose me tire vers le fond. Impossible de remonter. Ce n'est pas grave. Ce n'est pas ma volonté.
Mon corps s'arrête entre deux eaux. Je ne suis pas au fond. Je ne suis pas à la surface. L'eau m'a déjà digérée. Plus rien ne bouge.
La surf
ace est calme. Mon corps aussi.

Mes pensées
voguent au gré de mes années passées. Ma vie fut comme la mer. Tantôt sereine. Tantôt agitée. Imprévisible.
La pluie s'e
st arrêtée. Le ciel m'apparaît si beau. Un mètre d'eau devant mes yeux le rend encore plus beau.
Plus rie
n ne peut m'atteindre. Plus rien ne veut m'atteindre. Tout n'est que silence et inertie.
T
out est calme. Ma mort aussi.


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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 16:41

Memory from a anonymous studient

- ...
- Sorry? ...Well, no I cannot, miss. I apologize for having been absorbed by my statistical study of the probability to find the happiness in the university.
- ...
- Of course I can but it will probably annoy you.



All this reflexion begins with a dream. A strange dream. Let me explain.
Did you ever imagine you're dead? This night, I died in my dreams; what that's supposed to mean? I'm here in my cold cherrywood coffin, burning in an icy blaze, in the heart of a little and anonymous church of New-York. Is that what I am? An anonymous student in the “big apple” of the university. There so many people around me but I feel so lonely. Too many smiles. Too many laughs. Too many jokes. Not enough real relations. I ask you: can really one call «friends» people who, as you, try only to fill their relational space caused by the arrival to the university? A very too big world for us. So many. So alone.
Sex and alcohol, our new topics of conversation. Very broadminded isn't it? No personal information. We hide ourselves behind extravagance and excess. Is there really something behind these masks of laugh? As far as I'm concerned, I think there isn't.
We are afraid to show to others what we are 'cause of the most important characteristic of this universe of whore's tong: gossips.
Every people know everything about you. Before you. Especially if it's cruel, slanderous or wrong. Can you be happy when you should moderate each of your word, each of your action?
Of course you can decide to ignore the rumours but the squeak of bitch's tong in your back will follow you without a break, may it give you this happiness? No, frankly, if you're lucky you'll find a sham of happiness, a good illusion of joy and maybe, you'll finished by convict yourself that you're happy... but scratch a little under the surface and everything will collapses.
To my mind, here's the global signification of my dreamed-death : my renouncement to search in vain a fictive happiness but in my icy blaze, I cannot die, I, the whore for the cold world and this is the same joke again : I'll use to pretend that I felt okay, such an other perfect illusion...



So sorry miss if I'd disturb your class, I'll put back my own mask and be attentive
- ...
- Not mad, miss... Realist.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 18:28

Modifié le samedi 01 novembre 2008 19:13